Résumé

M. Giraudeau Elisabeth Keller, Mère Dominique de Jésus (1931)

Sa première Supérieure, la T. R. Mère Saint-Dominique de la Croix, était heureuse de sentir au Noviciat une formation aussi virile; et, pendant une de ses absences, elle écrivait à la jeune Mère Maîtresse :
« Je suis toujours avec vous et avec le cher troupeau dont vous êtes la bergère fidèle : continuez à lui inculquer le vrai amour qui est l'amour du sacrifice. Que chacune apprenne à se renoncer du tout au tout pour l'amour de Notre-Seigneur. Il ne faut pas être de demi-religieuses, il faut l'être pour tout de bon, sans partage, ou il ne faut pas s'en mêler... »
Source : Gallica

M. Giraudeau Elisabeth Keller, Mère Dominique de Jésus (1931)

L'attrait prononcé d'Élisabeth pour la prière et la pénitence pouvait lui faire croire qu'elle était appelée à une vie purement contemplative; mais Dieu, en mettant ce double amour dans son âme, avait sans doute voulu la préparer à la belle vie dominicaine où l'apostolat puise sa fécondité dans l'union à Dieu et le sacrifice. Au reste, sainte Catherine de Sienne semblait convoiter pour son Ordre cette âme si pure en lui communiquant ses plus intimes secrets, et déjà Élisabeth aspirait à vivre, comme la Séraphique Vierge, dans sa « cellule intérieure ».
Source : Gallica

M. Giraudeau Elisabeth Keller, Mère Dominique de Jésus (1931)

Tout, dans la jeunesse d'Élisabeth Keller, était fait pour la préparer admirablement à la vie qu'elle allait rencontrer : l'éducation forte et sérieuse reçue au foyer paternel, les habitudes de dévouement qu'elle y avait contractées, l'avaient initiée à la pratique du renoncement, tandis que les grâces dont Dieu l'avait comblée étaient une semence qui ne demandait qu'à grandir et à s'épanouir dans la terre bénie de la vie religieuse.
Source : Gallica

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