Résumé

Valentine Fabrège : 1870-1893 (1893)

Je pense souvent à la pauvre victime, à celle que je me représente comme une captive et une prisonnière de la douleur. Prisonnière, vous l'ètes bien. Mais portez vos yeux plus haut que la terre, n'estimez point la création selon les idées du monde, et vous jugerez alors, dans la lumière de la foi et de l'éternité, que le Seigneur vous a fait une belle et riche part, qu'il vous a traitée avec amour. Heureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés ! Notre Seigneur lui-même l'a dit... Oh ! oui, que Dieu a été bon pour vous ! Vous refusez de vous plaindre, et vous
faites bien.
Source : Gallica

Valentine Fabrège : 1870-1893 (1893)

Toute l'histoire de Valentine se ramasse dans ces
trois mots. Elle est privilégiée du commencement à la fin : privilégiée dans son bonheur, qui jaillit par torrents des sources les plus pures ; privilégiée dans sa vocation, qui la porte à tous les sublimes renoncements de la croix ; privilégiée dans ses douleurs, qui lui deviennent, par l'onction de la grâce, autant de délices étranges ; privilégiée dans sa mort, dont les obscurités s'illuminent de tout l'éclat du Paradis ; privilégiée dans sa tombe, que l'histoire, la religion et l'amitié travaillent ensemble à lui faire suave et brillante.
Source : Gallica

Valentine Fabrège : 1870-1893 (1893)

LA douleur a pour mission d'imprimer aux âmes ces derniers traits que se réserve le Maître. Son ouvrage accompli, le caractère est grand, l'âme profonde, le cœur bon. Vous n'avez plus cette ébauche qui restait encore, même après un long travail du génie, de la gloire et de la vertu, mais une beauté touchante et grave, ce je ne sais quoi d'achevé que donne le malheur et dont le charme est ineffable. Le Seigneur, ayant résolu de faire briller à nos yeux en Valentine tout ce qu'on pouvait attendre de sa riche nature, appelle donc cette excellente ouvrière de la vie, la souffrance.
Source : Gallica

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