Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Élements biographiques

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Oeuvres poétiques : Sainte Cécile… (1899)

Où le soleil rayonne, où la vie est en fleurs,
Où la jeune allégresse au fond de l'âme chante,
Où l'éternel espoir est plus fort que les pleurs.
C'est l'âge où, refoulant leur larme commencée,
Les parents à l'autel mènent la fiancée,
Et font de leur trésor un autre possesseur,
Où l'épouse succède à la fille, à la soeur.
O soeur aimable et chère, aimable et chère fille,
Ange consolateur de toute la famille,
Tu vas de là maison t'éloigner à ton tour ;
Un époux, des enfants, partageront ton âme...
Tu souris : en tes yeux brille une étrange flamme.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les enfants de Paris : esquisse d'après nature (1893)

Jésus, roi de notre jeunesse, Nous vous jurons fidélité.
JÉSUS Foulant aux pieds les railleries, Voulez-vous rester mes soldats ?
Venez en ma sainte énergie Puiser la force des combats.
Mon cœur sera votre refuge Contre la crainte et les remords.
Ne suis-je pas l'éternel juge, Le Dieu des vivants et des morts ?
LES JEUNES GENS
Nous voici, divine Sagesse, Pur amour, unique beauté !
Jésus, roi de notre jeunesse, Nous vous jurons fidélité.
JÉSUS Voulez-vous vivre pour les autres, Et dans leur nuit semer le jour? Venez à moi, jeunes apôtres ; Je suis la lumière et l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Témoignages et souvenirs ; par le Cte Anatole de Ségur (1872)

Jamais je ne vis une image plus céleste de la prière, de la contemplalion séraphique : c'était de l'extase, du ravissement; c'était un ange adorant le Seigneur au pur foyer de la lumière et de l'amour!
O joies du cloître! joies sacrées de l'âme qui connaît Dieu, qui le possède et qui l'aime! joies du sacrifice et de la pénitence, plus douces, plus profondes mille fois que toutes les joies, lous les plaisirs, tous les amours de la terre ; malheureux ceux qui vous ignorent et qui vous nient parce qu'ils ne vous comprennent pas! Hélas ! cette vie de l'âme est pour eux un monde inconnu
Source : Gallica

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