Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Résumé

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Témoignages et souvenirs ; par le Cte Anatole de Ségur (1872)

Biais il n'en est pas moins vrai que, poursuivant l'amour toute notre vie, nous ne l'obtenons jamais que d'une manière imparfaite, qui fait saigner notre coeur. Et, l'eussions-nous obtenu vivants, que nous en restet-il après la mort ? Je le veux, une prière amie nous suit au delà de ce monde, un souvenir pieux prononce encore notre nom : mais bientôt le ciel et la terre, ont fait un pas, l'oubli descend, le silence nous couvre, aucun rivage n'envoie plus sur notre tombe la brise éthérée de l'amour. C'est fini, c'est à jamais fini, et telle est l'histoire de l'homme dans l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Témoignages et souvenirs ; par le Cte Anatole de Ségur (1872)

Or ce que la foi chrétienne a fait il y a dix-huit cents ans, elle le fait encore aujourd'hui ; elle est la mère et la soeur de la charité; elle lui est unie dans l'Eglise de Jésus-Christ, comme dans le soleil la chaleur est unie à la lumière. Aussi rien n'est plus tendre que l'âme d'un vrai chrétien ; tout ce que les autres jettent en pâture à leurs passions de trésors intimes, de tendresse et d'affection, il le garde pour les affections légitimes, pour le sanctuaire béni de la famille, pour le coeur de sa mère, et son amour est d'autant plus fort, qu'il ne le sépare jamais du devoir.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Témoignages et souvenirs ; par le Cte Anatole de Ségur (1872)

Jamais je ne vis une image plus céleste de la prière, de la contemplalion séraphique : c'était de l'extase, du ravissement; c'était un ange adorant le Seigneur au pur foyer de la lumière et de l'amour!
O joies du cloître! joies sacrées de l'âme qui connaît Dieu, qui le possède et qui l'aime! joies du sacrifice et de la pénitence, plus douces, plus profondes mille fois que toutes les joies, lous les plaisirs, tous les amours de la terre ; malheureux ceux qui vous ignorent et qui vous nient parce qu'ils ne vous comprennent pas! Hélas ! cette vie de l'âme est pour eux un monde inconnu
Source : Gallica

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