La cangue, dispositif pénal constitué d'une structure en bois ou en bambou fixée au cou ou aux épaules du condamné, a été largement décrite par des voyageurs et des écrivains du XIXe siècle. Évariste Huc souligne son poids lourd, comparant le supplice à une « lourde table » sur les épaules, tandis que Pierre Mille met l'accent sur son caractère inéluctable, « impossible à ôter sans le secours de celui qui a la clef ».
Marguerite-Marie Sipière Du Bourg de Bozas évoque les souffrances physiques et psychologiques des prisonniers, exposés à la poussière et aux mouches. Ces témoignages, rassemblés par des auteurs comme Henri Mouhot ou Alexandre Michaux, mettent en lumière la cangue comme instrument de domination sociale et de punition corporelle, souvent lié à l'infamie et à l'endurcissement des esprits.