Henri Mouhot,
Le Tour du monde
“ On me fait espérer pour demain le plaisir de voir Khao-Khoc ; je n’en serais pas fâché ; notre petite barque est tellement encombrée par mon bagage, et celui de tant d’hommes, que j’y subis la torture d’une véritable incarcération, forcé que je suis de garder les positions les plus gênantes. Ces douze jours de lente navigation m’ont déjà cruellement fatigué. En outre, l’air qu’on respire ici est humide, malsain et d’une pesanteur extrême ; intérieurement on a froid, on est saisi de frissons, tandis que la tête brûle et que le corps ruisselle de sueur. ”

