Auteur : René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ L’Indo-Chine a des fleuves plus longs, plus majestueux, et qui ont un plus fort débit que le Ménam ; elle n’en a pas de plus utile. Tandis que le long serpent du Mékong, coupé en plusieurs tronçons par des rapides presque infranchissables, brusquement dévié par des obstacles imprévus ou resserré dans une gaine de montagnes, n’est qu’un médiocre auxiliaire du commerce, tandis que le Fleuve Rouge, coupé de rapides, disperse ses eaux dans les mille canaux d’un delta inaccessible aux gros navires, le Ménam, au contraire, est le type du fleuve bienfaisant. ”
