Victor Guérin

Résumé

Victor Guérin La Terre Sainte. Liban, Phénicie… (1882-1884)

Une génisse sculptée dans le roc dont elle se détache y était jadis vénérée, comme étant l'image sacrée d'Athor. La profondeur totale de cette superbe excavation, que la sculpture et la peinture ont embellie à l'envi, est d'une trentaine de mètres.
A soixante pas au sud de ce temple, un second beaucoup plus considérable a été également creusé dans les flancs d'une deuxième colline rocheuse. La façade en est singulièrement grandiose et imposante. Elle mesure quarante mètres de haut sur autant de large et est de même inclinée en talus.
Source : Gallica

Victor Guérin La Terre Sainte. Liban, Phénicie… (1882-1884)

Après une marche pénible de six heures au moins, à partir de Beni-Naïm, en franchissant tour à tour monts et vallées, dans la direction générale de l'est-sud-est, on parvient sur un plateau élevé qui domine la plage de la mer Morte d'environ sept cent cinquante mètres. Quel spectacle imposant et désolé à la fois se déroule de là à la vue !
Une grande partie du bassin de cette mer célèbre s'étend au loin sous les yeux et sous les pieds du voyageur. Aucune barque ne la sillonne, aucun pêcheur n'y jette ses filets, car aucun être vivant n'habite ses mystérieuses profondeurs.
Source : Gallica

Victor Guérin La Terre Sainte. Liban, Phénicie… (1882-1884)

De ce point, en effet, le regard embrasse un horizon dont tous les voyageurs ont, à juste titre, vanté la beauté et l'étendue. A l'ouest, Jaffa et la Méditerranée; au nord et au sud, de vastes et fertiles plaines; à l'est, le rideau accidenté des montagnes de la Judée et de la Samarie sollicitent tour à tour l'attention. Lorsque je fis l'ascension de ce minaret, j'assistai, en outre, de son sommet à l'un des couchers de soleil les plus splendides que j'aie jamais vus, ce qui ajoutait un charme particulier à la grandeur du panorama que j'avais sous les yeux.
Source : Gallica

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