Résumé

Portrait de Edmond de Pressensé Edmond de Pressensé Le pays de l'Évangile : notes d'un voyage en Orient (1864)

Son eau est d'un beau bleu et coule entre des savanes vertes. Il suffit de quelques minarets et d'un bouquet de palmiers pour que sur l'azur profond le vrai paysage d'Orient se dessine ou, pour mieux dire, se découpe à nos regards. Depuis le moment où nous avons aperçu le Nil jusqu'au Caire, nous traversons le Delta, cette Beauce de l'ancien monde dont les plaines fertiles s'étendent à perte de vue. Patience! voici la ville aux cent minarets, voici l'Orient, non pas stagnant et mort, mais vivant, varié, splendide, l'Orient non de la Genèse, mais des Mille et une nuits, voici le Caire!
Source : Gallica

Portrait de Edmond de Pressensé Edmond de Pressensé Le pays de l'Évangile : notes d'un voyage en Orient (1864)

Le soleil s'est levé derrière les montagnes d'Ephraïm. Quel éloquent symbole ! Les montagnes que nous avons traversées s'arrondissent d'abord en mamelons verdoyants couverts d'oliviers ; bientôt elles se découvrent et deviennent nues et arides. La tristesse du paysage ne fait qu'augmenter jusqu'à Jérusalem. Un vrai rempart de désolation l'entoure. Ce n'est qu'un désert montueux et pierreux. Tout d'un coup, le mont des Oliviers nous apparaît, puis la cité sainte elle-même.... Ce qu'on éprouve alors, d'autres l'ont dit admirablement. Je ne puis rien exprimer.... L'âme est surmontée par l'émotion
Source : Gallica

Portrait de Edmond de Pressensé Edmond de Pressensé Le pays de l'Évangile : notes d'un voyage en Orient (1864)

Ce qui saisit, c'est ce pittoresque sauvage et presque terrible, c'est le souvenir de la vie solitaire et ascétique qui transporta les idées et les pratiques de l'Inde dans le christianisme. On relit sur ces rocs l'une des pages les plus sévères de l'histoire de l'Eglise. Bien que harassés par dix heures de cheval, nous gravissons la colline. Le couchant d'Orient sème ses perles sur les montagnes de Moab et sur les eaux de la mer maudite, qui a les sourires d'un lac italien. On étouffe dans cet entonnoir; le siroco souffle et les insectes ont aiguisé leurs dards.
Source : Gallica

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