François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris (1811)

Quand on voyage dans la Judée, d'abord un grand ennui saisit le coeur ; mais lorsque passant de solitude en solitude, l'espace s'étend sans bornes devant vous, peu à peu l'ennui se dissipe on éprouve une terreur secrète, qui, loin d'abaisser l'ame, donne du courage et élève le génie. Des aspects extraordinaires décèlent de toutes parts une terre travaillée par des miracles : le soleil brûlant, l'aigle impétueux, le figuier stérile, toute la poésie, tous les tableaux de l'Ecriture sont là. Chaque nom renferme un mystère ; chaque grotte déclare l'avenir
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris (1811)

Le temple est tout de marbre ; c'est un parfait péristyle ; les colonnes sont d'un grosseur et d'une hauteur qui rendent cet édifice très-majestueux : au-dessus de l'architrave et de la frise sont, à chaque face, de grands frontons où l'on voit en bas-relief toutes les plus agréables aventures de la déesse. A la porte du temple est sans cesse une foule de peuples qui viennent faire leurs offrandes. On n'éégorge jamais, dans l'enceinte du lieu sacré, aucune victime ; on n'y brûle point, comme ailleurs, la graisse des génisses et des taureaux
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris (1811)

On ne sauroit s'imaginer ce qu'est Athalie lue sur le tombeau du saint roi Josaphat, au bord du torrent de Cédron, et devant les ruines du Temple. Mais qu'est-il devenu ce Temple orné partout de festons magnifiques ?
Comment en un plomb vil l'or pur s'est-il changé ? Quel est dans ce lieu saint ce pontife égorgé ? Pleure, Jérusalem, pleure, cité perfide, Des prophètes divins malheureuse homicide : De son amour pour toi ton Dieu s'est dépouillé ; l'on encens à ses yeux est un encens souillé.
Où menez-vous ces enfans et ces femmes ?
Source : Gallica

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