Bibliques

Définition et enjeux

Henri Bois,  Le sentiment religieux (1900)

“ Ni sous forme précise et explicite, ni sous forme implicite, l’idée d’infini n’apparaît dans la religion chrétienne et la religion hébraïque, prises aux sources, dans les écrits bibliques, — j’entends non pas les traductions, ni les concordances établies sur ces traductions, mais la Bible elle-même, étudiée d’original, cette Bible qui ne connaît pas d’abstractions, dont les principes sont des personnalités, la philosophie une histoire et les dogmes des faits. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy,  Autour d'un petit livre (1903)

“ Bible, non plus comme la règle ou plutôt la source permanente de la foi, mais comme un document historique où l'on peut découvrir les origines et le développement ancien de la religion, un témoignage qui permet de saisir l'état de la croyance à telle époque, qui la présente dans des écrits de telle date et de tel caractère. L'histoire des textes bibliques, de la littérature biblique, du peuple et de la religion d'Israël, de la théologie biblique, tous ces travaux qui ne disent rien aux métaphysiciens du dogme sont précisément les seuls qui intéressent le critique. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy,  Un mythe apologétique (1939)

“ Est-ce que vous croyez, vous, Sérapion, vous historien, vous philosophe, que toute cette mythologie, toutes ces mythologies bibliques sont absolument et éternellement vraies, et qu'elles ne sont pas, dans leurs formes, les rêves d'une humanité encore peu avancée dans la vie de l'Esprit, des symboles très imparfaits du Dieu vivant et vrai ?
« Le miracle est possible ». Docte Sérapion, si vous savez ce que c'est que le miracle, vous êtes un habile homme.
”
Source : Gallica

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