Résumé

Combats et victoire ou Confessions d'un officier français (1846)

Voyons donc si la balance sera juste. Je fis alors l'examen de ma conscience, et j'eus liorreur de tous les débordements qui avaient signalé ma vie. Je me crus perdu, corps et âme!. Alors j'eus peur, je ne voulais plus mourir.
Mon état empirait de jour en jour, et depuis fort longtemps je n'étais plus qu'un squelette; car il y avait plus de six mois que j'étais alité et que je ne vivais que de tisanes.
Je vis un jour l'aumônier de l'hôpital s'approcher de mon lit. Il me demanda si je voulais me confesser; on pense bien que je ne le refusai pas.
Source : Gallica

Combats et victoire ou Confessions d'un officier français (1846)

M. M. n'était pas un de ces hommes qui veulent à tout prix faire des prosélytes ; il se contentait de semer, en priant le Seigneur, de faire croître et de bénir sa moisson. De plus, il ne m'entretenait que du bonheur qu'éprouve un homme qui, pouvant juger sainement des choses périssables de ce monde, jde sa gloire éphémère et de ses faux plaisirs, porte ses regards vers celui qui est venu parmi nous, pour accomplir la loi et nous réconcilier avec Dieu.
- Ah! combien j'aimais à entendre ce cher frère; que de joies, que de consolations il faisait naître dans mon cœur !
Source : Gallica

Combats et victoire ou Confessions d'un officier français (1846)

C'était donc la méchanceté des hommes que j'aurais du attaquer, et respecter la religion. C'était l'ambition, la corruption que j'aurais dû attaquer dans tous ces malheureux qui, au nom de Dieu, violaient tous ses commandements, et massacraient ou faisaient massacrer sans pitié leurs semblables, les traitant d'hérétiques. Mais quels étaient les hérétiques, sinon les bourreàux de tant de glorieux martyrs? J'étais bien coupable d'attribuer au Sauveur de l'humanité, à celui qui nous recommande de nous aimer les uns les autres, tous les crimes qu'enfantaient l'ignorance,
l'orgueil et la cupidité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature