Henri Bois

Élements biographiques

Henri Bois,  Le sentiment religieux (1900)

“ Où donc dans toute l’histoire de notre race, la religion de Dieu à l’égard de l’homme se marque-t-elle en des traits plus touchants que dans cet Évangile où notre cœur frémissant contemple et adore un Dieu qui donne au monde, un Dieu qui sacrifie à l’homme son Fils bien-aimé, un Dieu qui prie, qui supplie l’homme d’agréer ce sacrifice et de se réconcilier avec lui ! Voilà le Dieu amour qui provoque l’amour ! Voilà le Dieu qu’il faut au vrai sentiment religieux ! Un tel Dieu — laissez-moi enfin le proclamer — un tel Dieu est trop humain pour avoir été inventé par l’homme ! ”
Source : Gutenberg

Henri Bois,  Kant et l'Allemagne : conférence donnée… (1916)

“ « Quant à la philosophie de Kant, rien n'est plus comique que le déraillement qu'elle a produit dans la mentalité allemande... Kant dit expressément : « La science de la nature ne mérite ce nom que lorsqu'elle traite son objet entièrement à priori; quand elle le traite d'après les lois de l'expérience, elle n'est plus une science à proprement parler : car une connaissance qui ne comporte qu'une certitude empirique n'est appelée savoir qu'au figuré. » Ainsi déjà pour Kant... les faits ne sont plus rien ; ils doivent se plier devant l'esprit, qui ne peut se tromper. ”
Source : Gallica

Henri Bois,  Le sentiment religieux (1900)

“ Ce n’est pas être intellectualiste que de se refuser à tout absorber dans l’émotion, tout, y compris la raison elle-même. Ce n’est pas être intellectualiste que de se refuser à ramener la loi morale au sentiment pur. L’intellectualisme véritable et damnable, c’est celui qui consiste à attacher tant d’importance à la doctrine, œuvre de l’intelligence, qu’on la lui accorde presque toute, que de moyen on la transforme en but, et qu’on en vient à mesurer au degré de l’orthodoxie la valeur morale et religieuse des autres et de soi-même. ”
Source : Gutenberg

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