J. Milsand

Élements biographiques

J. Milsand Revue des Deux Mondes

En d’autres termes, l’art est fécond en résultats de vie en tant que l’artiste peint ou sculpte parce qu’il a foi en la vérité de ce qu’il exprime et parce qu’il aime l’objet qu’il représente ; il est fécond en résultats de mort en tant que l’artiste ne choisit et ne traite son sujet qu’en vue de faire parade de son talent et pour travailler à se faire admirer lui-même.
En définitive, le principe, le sentiment que M. Ruskin traduit par ces mots, l’amour de la nature, est comme un point incandescent d’où part un cône de lumière qui arrive à embraser tout son esprit.
Source : Wikisource

J. Milsand Thomas Browne le médecin philosophe de Norwich

L’imagination pittoresque du midi et l’intuition abstraite du nord se rencontrent à doses trop égales dans sa nature. Il remue ciel et terre pour découvrir des images qui prêtent à ses contemplations l’aspect d’une réalité solide, et jamais il ne parvient à être dupe de ses métaphores comme les Grecs l’étaient des leurs. Ses réflexions sur l’enfer et sur la destruction finale de l’univers le jettent dans d’indicibles perplexités. Il ne sait comment dire que le feu est l’essence de l’enfer, ni comment imaginer des flammes qui seraient capables de mordre sur une âme.
Source : Wikisource

J. Milsand Les Pamphlets de Thomas Carlyle

Quoi que puisse produire le suffrage universel, c’est bien là ce qu’il exprime certainement. Le chaos, doué du don d’éloquence, emploie sa voix à se chanter à lui-même gloria in excelsis. On a confiance dans le bon sens du pays, on a confiance en l’évidence de la vérité. Nos révolutions n’ont pas seulement prouvé que nous reposons sur un volcan, elles ont encore prouvé que nous n’apercevons pas les forces terribles qui bouillonnent sous nos pieds. Voilà le sens, voilà un des sens du moins de cette démocratie universelle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature