Résumé

J. Milsand Un historien religieux à Cambridge

Il reste encore d’ailleurs plus d’une question fort embarrassante au point de vue de l’ancienne théologie, et la manière dont M. Hardwick aborde ces difficultés est tout à fait caractéristique. Il admet sans hésiter, par exemple, que sur le sort de l’homme après la mort l’Ancien-Testament était beaucoup moins explicite que la religion de l’Égypte, et même, ajouterait-il, que la croyance des tribus les plus sauvages. Ce qu’il s’applique plutôt à montrer, c’est que les notions naturelles d’immortalité, comme on les rencontre à peu près partout, sont loin de constituer une supériorité morale.
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Que les Juifs aient été exempts de ces erreurs naturelles, c’est là déjà, aux yeux de M. Hardwick, un trait assez remarquable chez eux. La croyance en une vie future n’a de véritable valeur que lorsqu’elle s’appuie sur une haute conception de la Divinité, sur l’idée d’un Dieu infiniment saint, infiniment juste et fidèle à sa parole. Si les Juifs n’ont pas reçu les certitudes consolantes qui ont été accordées à l’humanité depuis la rédemption, c’est que sans doute il entrait dans les desseins de Dieu de ne pas manifester sa miséricorde avant que sa souveraineté eût été pleinement reconnue.
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De bonne foi, on ne peut que s’applaudir de ce débat. L’histoire des peuples anciens n’est qu’un thème de belles spéculations, spéculations fécondes sans doute, spéculations admirables pour nous suggérer de nouveaux points de vue et pour nous fortifier dans notre tâche d’hommes, si nous savons comprendre que notre tâche est d’être des étudians et de concevoir humblement des présomptions à l’égard de la vérité.
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