Résumé

E. Vacherot L’Ancien et le nouveau christianisme

N’est-ce pas la religion des simples de cœur et d’esprit telle que l’enseignait Jésus au peuple de Galilée? On n’y fait appel ni à la théologie, ni à la métaphysique, ni à l’érudition, ni à la critique, ni à aucune science d’école; on n’y parle qu’à la conscience, qui, seule, doit répondre. Sentir, aimer, tout le nouveau christianisme est là; sentir la vérité intime, la vérité du cœur, c’est-à-dire le beau, le juste, le bien, l’aimer dans la personne du Christ.
Nous ne sommes pas de ceux que la passion de la pure philosophie rendrait indifférens à un tel progrès de la vie religieuse.
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E. Vacherot L’Ancien et le nouveau christianisme

Autre chose est l’histoire du dogme chrétien, et autre l’histoire du christianisme. La première semble à peu près épuisée; le dogme est complet, trop complet peut-être, si l’on songe à l’immaculée conception, qui a passé à l’état de dogme, et à l’infaillibilité absolue du pape, qui est en voie d’y arriver. La seconde est loin d’être close; nulle science ne peut prévoir quand et comment elle le sera; nulle philosophie même ne peut décider a priori si elle doit l’être jamais, tant il y a tout à la fois de fécondité et d’élasticité dans la pensée chrétienne !
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E. Vacherot L’Ancien et le nouveau christianisme

Toute la doctrine de Paul repose sur le dogme du péché originel. C’est ce péché qui a vicié la nature humaine. Depuis la faute d’Eve et d’Adam, toute œuvre de l’homme fut mauvaise. La grâce de Dieu seule a pu justifier et sauver ceux dont il a bien voulu faire ses élus. Depuis l’arrivée du Christ, cette grâce est devenue le don de tous les hommes qui ont la foi au messie rédempteur, à sa mort, à sa résurrection, à sa doctrine. C’est la foi, non les œuvres, qui justifie et sauve toute nature humaine, impuissante par elle-même à faire un acte de justice et une œuvre de salut.
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