Libéralisme religieux

Définition et enjeux

Eugène Forcade,  Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 28 février 1861

“ Or le libéralisme moderne croit et professe que le sentiment religieux est plus vivace et plus florissant dans les églises libres que dans les églises officielles, que la concurrence entre les églises également délivrées des tyranniques tutelles du pouvoir politique profite à chacune d’elles et à la vitalité du sentiment religieux, nécessaire à la santé morale des sociétés, et qu’enlever à une église des privilèges qui sont des liens, c’est véritablement l’affranchir. ”
Source : Wikisource

Hubert Colleye,  L'âme de Léon Bloy. I, La Genèse du désespéré… (1930)

“ Je suis profondément convaincu que le libéralisme religieux ou politique est précisément tout ce qu'on peut imaginer de plus funeste au principe d'obéissance, c'est-à-dire au principe même de la Foi. Pie IX a dit un jour que les catholiques libéraux étaient des hommes Plus dangereux que les communards eux-mêmes. ”
Source : Gallica

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  Études politiques et religieuses - Les Mécomptes du libéralisme

“ Laïcisation finit par devenir synonyme de déchristianisation. Aux anciennes religions d’état menace de succéder l’irréligion d’état. Sans aller jusqu’à de pareilles extrémités et tout en les réprouvant avec une sincère indignation, le libéralisme, emporté par l’ardeur de la lutte contre les résistances du passé, en vient parfois, pour briser ces résistances, à s’en prendre à leur principe, aux clergés, aux églises, à l’esprit religieux même, au risque d’aller à l’encontre de ses maximes les plus chères. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature