Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Le "Bien public", rapport politique… (1844)

France, n'est-il pas évident aussi qu'à la première querelle, la France aurait la guerre à la fois sur toutes les mers, sur toutes les frontières et aurait à suffire à une lutte contre un million cinq cent mille combattants , dirigés par des cabinets ennemis de notre Constitution, et soldés par les subsides de l'Angleterre. Est-ce là une politique sage qui puisse servir de base au Gouvernement de l'Opposition en France? N'est-ce pas plutôt une politique incendiaire de l'Europe, ruineuse pour la France , et qui ne lui laisserait d'espérance que dans l'énergie de son désespoir même.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Le "Bien public", rapport politique… (1844)

Nous voulons cette lutte ; nous ne voulons pas arbitrairement décider la victoire au gré de nos convictions personnelles. Nous croyons qu'il y a quelque chose au-dessus de nos convictions personnelles : c'est le droit de tous de n'obéir, en matière de foi et d'enseignement qu'à leurs propres convictions;
Nous nous efforcerons de rester, en ce qui touche à cesgraves questions, dans cette neutralité respectueuse qui n'empiète jamais sur le domaine des croyances; mais qui ne laisse pas empiéter non plus sur le domaine de la loi, de la liberté et de la raison.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Le "Bien public", rapport politique… (1844)

Voilà, selon moi, la véritable attitude de la France vis-à-vis de l'Angleterre et la vraie politique d'expectative et d'observation à laquelle nous condamnent pour le moment les fautes commises depuis dix ans. Un journal qui place sa conscience dans son patriotisme et qui mesure la portée de ses paroles ne pouvait donc pas s'associer à toutes ces injures contre l'Angleterre , injure toujours peu digne d'un grand peuple? Quand une nation veut sérieusement la guerre, elle arme autre chose que ses journaux et sa tribune ; elle respecte trop les paroles d'un peuple pour les prodiguer en vain.
Source : Gallica

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