Résumé

Gaëtan de Rouyères Lettres politiques. L'Opposition et le ministère du 29 octobre… (1846)

Quoi! vous mettez l'Opposition dans la triste nécessité de vous démentir et d'avouer ses torts! Allons! allons! nous vous en remercions, nous ; car, pour une illusion que vous avez perdue, nous avons joui de la honte de l'Opposition, qui n'a pu conserver des doutes sur la majorité; or, comme le dit M. Guizot, « on a la majorité quand on la conquiert tous les jours par la discussion et la raison. La majorité n'appartient à personne, elle s'appartient à elle-même, à la raison qu'elle soutient, et au pays qu'elle représente. »
Source : Gallica

Gaëtan de Rouyères Lettres politiques. L'Opposition et le ministère du 29 octobre… (1846)

Sachez donc enfin, M. Thiers, modérer votre passion pour les réformes ; rappelez-vous donc ce mot profond : Il y a quelqu'un qui a plus d'esprit que chacun, c'est tout le monde. Or, vous avez succombé sous le poids de la majorité. Moins de raisonnement à l'avenir, et plus de raison! moins d'esprit, et plus de solidité et de logique; surtout moins d'orgueil! L'orgueil perd l'homme, comme il perdit Satan. Ce que vous combattez aujourd'hui, vous l'avez fait étant ministre, vous l'avez trouvé bon ; vous en avez peut-être abusé plus que tout autre. Ne jetez plus la pierre à personne
Source : Gallica

Gaëtan de Rouyères Lettres politiques. L'Opposition et le ministère du 29 octobre… (1846)

« M. Thiers n'agite jamais le drapeau de la révolution que la veille ou le lendemain du jour dans lequel il la trahit. Cet air de ministre révolté n'est qu'un masque habilement placé sur la figure du courtisan. »
Il est donc reconnu que M. Thiers, dans lequel se personnifie l'Opposition, joue la comédie ! que l'ambition seule est le mobile de sa conduite ! Désavoué par une fraction plus sincère, plus loyale du parti dont il flatte les passions et les préjugés, il ne lui emprunte ses idées, son langage, que pour mieux dissimuler le but où il vise.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature