Résumé

État sincère de la question. Aux électeurs…

A la veille du débat, en présence des luttes et des mensonges des partis, souvenez-vous qu'un peuple n'est grand que lorsqu'il apporte sincérité et bonne foi dans sa conduite extérieure, fermeté dans son administration. Souvenez-vous que la patrie n'est pas dans un camp, sous une bannière; que la patrie n'est pas l'opposition, mais que l'opposition, par ses terreurs, par ses exagérations, par ses récriminations injurieuses, par sa mobilité inquiète, par ses faux calculs, compromet la patrie, excite au mauvais vouloir contre elle, et provoque au discrédit de l'étranger.
Source : Gallica

État sincère de la question. Aux électeurs…

Oui, les électeurs ont un noble mandat à remplir. Sans être plus grave qu'aucune des précédentes, la situation actuelle demande le concours de tous les hommes qui peuvent faire pencher la balance du côté de la justice. Que les électeurs se réunissent donc ; qu'aucun d'eux, s'il est possible, ne manque à l'appel ; qu'ils y viennent serrés, nombreux. C'est la véritable majorité qui décide les hautes questions, et cette majorité doit être l'expression complète d'un vouloir, non pas la traduction infidèle des passions du moment et l'inspiration de quelques chefs de partis.
Source : Gallica

État sincère de la question. Aux électeurs…

On sait bien que les bruits de guerre auront toujours de l'écho en France, et qu'il sera plus difficile de garantir la nation contre ses penchants vers la guerre que de lui en inspirer ; on sait bien que pour être populaire il suffit de remuer les souvenirs de l'Empire, de faire quelquetirade chaleureuse sur l'antique gloire de la patrie, et avec cela pendant quelques jours; tout le temps que durera la fièvre guerroyante, on sera un grand, un po, plaure ministre.
Source : Gallica

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