Résumé

Le bilan de nos députés. (Signé… (1885)

S'il y a une crise agricole qui a livré les paysans à la misère et menacé le pays de la ruine, il y a une crise industrielle et commerciale non moins aiguë. L'une et l'autre tiennent d'ailleurs aux mêmes causes, c'est-à-dire, en premier lieu, à la mauvaise gestion financière, à la détestable situation politique qui ont tué la prospérité. Le commerce, l'industrie ont souffert et souffrent comme l'agriculture, bien qu'à un degré un peu moindre, de l'augmentation des impôts, de la diminution du crédit public, du défaut de confiance des étrangers et même des nationaux dans le gouvernement.
Source : Gallica

Le bilan de nos députés. (Signé… (1885)

Ils avaient promis secours à l'agriculture. Et l'agriculture est ruinée; les travailleurs des campagnes luttent en vain contre la misère; la concurrence étrangère les écrase, l'impôt les ruine et ils dépensent inutilement leurs forces et leurs sueurs sans pouvoir trouver la rémunération légitime de leurs peines, sans pouvoir nourrir leurs enfants.
Ils avaient promis le développement du commerce et de l'industrie, l'amélioration du sort des travailleurs. Et la crise industrielle, grâce à leur négligence, à leur détestable administration, est devenue terrible.
Source : Gallica

Le bilan de nos députés. (Signé… (1885)

Ainsi donc l'agriculteur paye chaque année au Trésor plus de la moitié de ce qu'il gagne, le double au moins de ce que payent le propriétaire des villes, le commerçant, l'industriel, l'employé, l'ouvrier. Est-ce qu'il ne devrait pas s'imposer au législateur de reviser l'assiette de l'impôt, de faire cesser une inégalité aussi choquante, en dégrevant l'agriculture?
Source : Gallica

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