Résumé

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Deuxième édition… (1868)

Parler moyennes, c'est reconnaître que l'on ne présente pas des chiffres d'une précision mathématique ; nous n'y prétendons guère. La moyenne est un centre, autour duquel gravitent les écarts en plus et en moins. Le fâcheux dans l'espèce, c'est que les écarts en plus atteignent les classes de contribuables qui sont les moins aptes à les supporter. Les impôts somptuaires (sur domestiques, chevaux, voitures, etc.) n'existent presque pas en France ; l'impôt progressif ne se pratique que dans de rares cas (loyer, etc.) ; l'impôt sur le revenu ou le capital fait horreur.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Deuxième édition… (1868)

Le déficit cesse d'être un fâcheux accident; c'est une plaie inévitable. Et lorsque toutes les ressources de plus en plus extraordinaires ne parviennent plus a contrebalancer le déficit qui grossit outre mesure, facilement on aboutit aux découverts en permanence, qui se traduisent tout aussi fatalement en augmentation continue de la dette flottante. C'est forcé, parce que c'est la logique des choses, l'enchaînement inexorable des causes et effets.
Près de 4 milliards 600 millions ont été demandés, a-t-on vu, à des ressources extraordinaires. C'est une moyenne annuelle de 306 millions.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Deuxième édition… (1868)

« En déduisant cent vingt-cinq millions pour dépenses nominales, le total des charges budgétaires, compensation faite des surcroîts, reste encore bien supérieur à deux milliards deux cents millions par an. Les charges publiques prennent ainsi de 240 à 250 francs par an à chaque famille française. Comme grande moyenne, c'est le quart du revenu net de la famille ; en réalité, le prélèvement est bien plus fort encore, proportionnellement, pour les classes moins aisées de la population.»
Source : Gallica

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