J. Édouard Horn

Résumé

J. Édouard Horn Salut au troisième milliard ! (1868)

Est-il possible que, en face d'un revenu moyen de mille francs, réclamé par tant de besoins impérieux, un' prélèvement moyen de trois cents francs pour le seul impôt ne soit pas jugé excessif, écrasant, appauvrissant au point de tarir les sources même de l'impôt? Le prélèvement paraîtra d'autant plus exagéré, que, grâce à la prédominance de l'impôt indirect dans notre système financier, la répartition des charges publiques est progressive à rebours : le pauvre paie relativement plus que l'homme aisé, et l'homme aisé contribue relativement plus que le riche.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Salut au troisième milliard ! (1868)

Grâce à la liberté politique, économique et sociale, dont nôtre grande Révolution a jeté la semence dans toute l'Europe; grâce à la vigoureuse et féconde impulsion qu'elle a imprimée aux sciences positives et aux arts mécaniques, l'Europe jouit depuis un demi-siècle d'un développement continu et général dans la production, dans la consommation, dans les échanges, dans la propagation des moyens et instruments qui desservent ce mouvement. L'esprit -moderne pousse à la roue, et c'est une puissante force locomotrice.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Salut au troisième milliard ! (1868)

Ce prélèvement immense s'opère sur un revenu total qui, au maximum, atteint le chiffre de quinze milliards. Ainsi, les services publics enlèvent le cinquième de ses ressources à la nation prise en masse. Grâce à notre régime de l'impôt progressif à rebours, le prélèvement est du quart et plus de leurs revenus pour les classes moins aisées, envisagées isolément. Obligé de répondre à des exigences aussi épuisantes, le pays néanmoins réclame en vain la liberté à l'intérieur, qui pourrait donner une nouvelle impulsion à son activité productrice
Source : Gallica

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