J. Édouard Horn

Élements biographiques

J. Édouard Horn,  Liberté et nationalité (1860)

“ L'empire des Habsbourgs, on l'a dit et prouvé nombre de fois, n'est point une nation ni même un État dans l'acception habituelle du mot : c'est une agglomération de peuples, un assemblage de pays, réunis sous le même sceptre par les moyens qu'aucun n'ignore ; parmi ces moyens, le libre choix des peuples occupe la dernière place, s'il en occupe une quelconque. L'empire d'Autriche, — dénomination qui, elle-même, ne date que de 1804,— renferme des Allemands, des Hongrois, des Slaves, des Italiens et une foule d'autres nationalités, excepté des Autrichiens. ”
Source : Gallica

J. Édouard Horn,  Procès de banknotes hongroises… (1861)

“ Je dois ajouter que Ferdinand V est encore en vie et qu'il est en ce moment l'unique roi légalement couronné de Hongrie; que son acte d'abdication n'a jamais été présenté à la Diète hongroise, et que les Etats de Hongrie ne l'ont jamais légalisé; que François-Joseph, qui aujourd'hui s'intitule roi de Hongrie, n'a jamais donné le diplôme qui, après ce que j'ai fait voir, est un préliminaire essentiel du couronnement, et n'a de fait jamais été couronné. Il n'a pas le droit virtuel d'être roi de Hongrie, et il ne l'est pas non plus de fait. ”
Source : Gallica

J. Édouard Horn,  Salut au troisième milliard ! (1868)

“ Est-il possible que, en face d'un revenu moyen de mille francs, réclamé par tant de besoins impérieux, un' prélèvement moyen de trois cents francs pour le seul impôt ne soit pas jugé excessif, écrasant, appauvrissant au point de tarir les sources même de l'impôt? Le prélèvement paraîtra d'autant plus exagéré, que, grâce à la prédominance de l'impôt indirect dans notre système financier, la répartition des charges publiques est progressive à rebours : le pauvre paie relativement plus que l'homme aisé, et l'homme aisé contribue relativement plus que le riche. ”
Source : Gallica

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