Saint-René Taillandier

Élements biographiques

Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier,  Revue des Deux Mondes

“ Il y a beaucoup de grace et de fraîcheur dans l’hymne consacré à l’arbre de l’humanité, à cet arbre puissant où tant de fleurs, l’une après l’autre, ouvrent au soleil leurs belles corolles. Le poète attend avec impatience l’instant béni où la fleur d’Allemagne embellira aussi l’arbre immortel. Chacun des peuples de la terre, chacune de ces fleurs sacrées s’est épanouie à son heure ; l’esprit du monde, comme un souffle printanier, mûrissait la sève dans la tige, et à la lumière féconde de la liberté elles s’ouvraient enfin pour prodiguer leurs trésors. ”
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Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier,  Les Drames de la Vie littéraire…

“ La douleur y perce à chaque ligne ; il y a des instans où le désespoir éclate : « O Charlotte ! je ne suis plus moi-même ; vais-je devenir une ombre, une moitié d’homme, moi qui ai en horreur tout ce qui est incomplet, inachevé, tout ce qui n’existe qu’à demi ?... Ici tout est sans couleur et sans vie. Ton amour seul est pour moi lumière, floraison, sonorité. Me rendras-tu mon âme quand je te presserai dans mes bras ? Il le faudra bien, je n’en ai plus maintenant... » Quels ravages ont faits dans l’intelligence d’Henri Stieglitz ces cinq années d’études mal dirigées et d’exaltation solitaire ! ”
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Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier,  Revue des Deux Mondes

“ Chaque battement de nos cœurs marque une souffrance, et la vie serait une blessure éternellement saignante, si Dieu ne nous avait donné la poésie. C’est elle qui nous prodigue ce que nous a refusé la nature, un âge d’or qui ne se flétrit pas, un printemps qui ne se fane jamais, un bonheur sans nuage, une jeunesse sans fin. Le poète est le consolateur de l’humanité ; il est ce consolateur, oui, quand le ciel lui-même lui a donné ses pouvoirs, quand Dieu lui a imprimé le signe sacré sur le front et qu’il ne porte pas son message pour un vil salaire. Tel fut Jean-Paul. ”
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