Saint-René Taillandier,
La Libre Pensée au moyen âge à propos des derniers travaux sur Abélard
“ La vraie liberté de l’âme au contraire se meut et se développe au sein des croyances de l’âme : elle vivifie ces croyances en les épurant, elle les féconde en se les rendant propres ; elle sait que la foi fait la vie; elle n’oublie pas que la religion est l’objet le plus élevé sur lequel puisse s’exercer son action, et, loin de s’en détourner avec insouciance, elle s’y applique avec ardeur, elle crée des hommes enfin capables de soutenir les plus terribles luttes. Telle fut la libre pensée au moyen âge, tel est son premier représentant, l’héroïque et malheureux auteur du Sic et Non. ”
