Charles Bénard, L’esthétique allemande contemporaine
“ Cette théorie de l’art et du beau a une analogie manifeste avec l’idée de l’art dans l’esthétique idéaliste, telle qu’elle est d’abord dans Kant, puis dans Fichte, dans Schelling, Hegel, telle que Schiller la formule en ces vers : « La vie est le sérieux, la sérénité appartient à l’art. » Où est donc l’originalité de cette doctrine ? Elle est dans ce qui en fait le vice radical : la négation de la volonté et avec elle de l’individualité, de l’activité. L’art nous fait oublier les souffrances de la vie, mais c’est en nous donnant l’idée, le spectacle vivant d’une vie plus haute. ”
