Ch. Bénard, L’Esthétique allemande contemporaine…
“ Platon raisonnait sur le beau et concevait son modèle divin, quand l’art s’éloignait de plus en plus de cet idéal et ne s’étudiait plus guère qu’à flatter les sens, à sourire à la passion, à lui agréer. Si Aristote pose les règles de la tragédie, c’est qu’elle a déjà produit des chefs-d’œuvre. De même c’est quand l’art moderne est sur son déclin, ou que la réflexion s’y môle à l’inspiration pour enfanter des chefs-d’œuvre d’un genre nouveau, que les questions sur le beau et l’art seront soulevées et agitées, qu’on cherchera à se rendre compte des procédés mystérieux du génie. ”
