Résumé

André Cresson La philosophie antique (3e édition… (1954)

Dieu et le monde ne sont pas séparés. L'Univers se compose de deux principes, un principe passif, la matière par elle-même inerte. Un principe actif qui la pénètre par l'intérieur et la soulève comme le levain la pâte. Ce principe actif, c'est un « feu intelligent » et ce feu intelligent, souffle chaud ou flamme, est la divinité elle-même. Il est comme une âme infuse dans le monde. Il le pénètre partout. Il sait la voie dans laquelle il veut engager son évolution. Il suit, en le faisant, une méthode sûre et admirable.
Source : Gallica

André Cresson La philosophie antique (3e édition… (1954)

Tout, dans la nature révèle une Providence bienveillante. N'a-t-elle pas donné aux hommes des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des mains pour prendre et mille incomparables avantages ? Le Sage remerciera donc la divinité des présents qu'elle a faits aux hommes. Il se conformera aux rites en usage dans sa patrie. Il ne demandera rien aux dieux, si ce n'est de lui accorder ce qui lui est bon, chose qu'ils savent mieux que lui. Et, quand il faudra quitter cette vie, il le fera en pleine sérénité. Car si la mort est un éternel sommeil sans rêve, quel bien elle nous apporte !
Source : Gallica

André Cresson La philosophie antique (3e édition… (1954)

L'accord des livres saints et de Platon suggère donc à Philon ses théories religieuses. Dieu est, pour lui, sans corps, invisible, connaissable par la seule raison. Il est l'être universel, l'être en soi qui plane au-dessus de la justice, de la science, du bien, du beau. Un, simple, immuable, éternel, il existe en lui-même et aussi pour lui-même. C'est librement qu'il s'est fait créateur.
Source : Gallica

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