Résumé

Alfred Castan De l'enseignement de l'histoire de la médecine… (1874)

Non, Messieurs, laissez-moi supposer que je me suis trompé, que vous savez aimer le travail pour lui-même et les satisfactions morales qu'il
donne ; laissez-moi croire que le spectacle du magnifique développement de la médecine, de son influence sur les autres sciences, suffira à vous captiver ; la science, du reste, vous le savez, n'est pas ingrate. Montesquieu disait qu'il n'avait jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'eût dissipé ; vous aussi, si vous savez donner à la science ce qu'elle réclame de vous, vous trouverez la récompense des sacrifices que vous lui aurez faits.
Source : Gallica

Alfred Castan De l'enseignement de l'histoire de la médecine… (1874)

Vous devez maintenant comprendre l'idée qu'il faut se faire de l'enseignement de l'Histoire de la médecine. Il n'en est pas de plus vaste, car il ne doit pas plus négliger l'étude des faits particuliers que celle du développement général de la science. Il en est de notre histoire comme de celle des peuples, qu'on ne saurait bien comprendre qu'à la condition de prêter une égale attention, et aux faits particuliers de leur vie et à la marche générale de leur civilisation.
Source : Gallica

Alfred Castan De l'enseignement de l'histoire de la médecine… (1874)

Les observations en médecine, dit-il, ne ressemblent pas aux observations en physique ou en chimie; dans ces deux dernières sciences, les phénomènes, parfaitement définis et fixes, se reproduisent à volonté; au contraire, en médecine, les phénomènes organiques, physiologiques ou morbides, portent trop fortement l'empreinte des lieux, des temps, des races, des tempéraments, des saisons, des circonstances de toute nature ; ils sont trop incessamment modifiés par les mouvements de la vie, pour que l'observation d'aujourd'hui ressemble exactement à l'observation d'hier.
Source : Gallica

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