Résumé

Auguste Ollivier Faculté de médecine de Paris. Cours sur l'histoire de la médecine et de la chirurgie… (1872)

Messieurs, cette doctrine des maladies nouvelles est de date ancienne comme le montre le passage suivant de Plutarque : « Sans aller plus loin que nous-mêmes, le changement de la façon de vivre est suffisante cause pour pouvoir engendrer des maladies. » (Œuvres meslées, trad. d'Amyot; Paris, 1603, t. II, p. 234.) Il y a des maladies qui sont nouvelles, et par ce mot de maladies nouvelles, il ne faut pas entendre qu'elles datent d'hier, mais qu'elles n'ont pas toujours existé, qu'elles ont apparu à une époque plus ou moins rapprochée de nous.
Prenons, par exemple, la syphilis.
Source : Gallica

Auguste Ollivier Faculté de médecine de Paris. Cours sur l'histoire de la médecine et de la chirurgie… (1872)

Quoi qu'il en soit, il est intéressant et utile, pour connaître la nature même de la syphilis, de remonter à son essence première et, au point de vue de la nosographie générale, il est très-intéressant de voir cette maladie, aujourd'hui individuelle et contagieuse, apparaître tout d'un coup comme une grande maladie épidémique, sans qu'il soit possible malheureusement de découvrir les causes premières qui l'ont pu produire.
Source : Gallica

Auguste Ollivier Faculté de médecine de Paris. Cours sur l'histoire de la médecine et de la chirurgie… (1872)

Puis, à mesure que les sciences d'observation, les sciences physicochimiques s'élèvent et progressent, nous verrons les médecins instruits leur emprunter de précieuses ressources. Entre l'oreille du médecin et la poitrine des malades, on interpose un cylindre creux qui renforce le son et augmente son intensité, sans en modifier la hauteur et le timbre, le rendant seulement plus perceptible; c'est l'auscultation médiate. Entre le doigt et le corps, on interpose une plaque solide et sonore qui transmet plus également les vibrations, c'est la percussion médiate.
Source : Gallica

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