Résumé

Amédée Coulon Aperçu sur les progrès de la médecine et de la chirurgie… (1865)

Dans le cours de ces rapides aperçus qui nous ont conduits des temps anciens aux temps modernes, d'Hippocrate et de Galien à Ambroise Paré et à Harvey, à Bichat, à Laennec, nous n'avons pas quitté la vieille Europe, et nous avons eu souvent à citer avec orgueil la gloire de l'Ecole de Paris. Permettez-moi maintenant, Messieurs, de faire avec vous une rapide excursion dans le nouveau monde, en Amérique ; c'est là que nous trouverons une découverte qui est un des plus grands services rendus à l'homme par la
science, la découverte des anesthésiques.
Source : Gallica

Amédée Coulon Aperçu sur les progrès de la médecine et de la chirurgie… (1865)

« Rien n'est plus clair, a dit M. Biot, l'auteur de l'Histoire de la circulation du sang, rien n'est plus clair que ce qu'on a trouvé hier, rien n'est plus difficile à voir que ce qu'on trouvera demain. » Aujourd'hui que la découverte d'Harvey appartient à la science la plus élémentaire, nous avons peine à nous rendre compte de l'opposition qu'il rencontra et plus encore, peut-être, des efforts qu'il eut à faire pour détruire une erreur si longtemps considérée comme un
axiome et mettre à sa place une vérité qui avait échappé aux savants durant tant de siècles.
Source : Gallica

Amédée Coulon Aperçu sur les progrès de la médecine et de la chirurgie… (1865)

Hippocrate n'a pas séparé la médecine de la philosophie, parce que ces deux sciences étaient déjà tellement étendues qu'un seul homme ne pouvait plus les embrasser, comme le dit Celse, mais bien parce que l'art d'étudier et de guérir les maladies allait disparaître au milieu des prétentions de certains philosophes de cette époque, qui expliquaient l'origine et la nature de l'univers, et pour qui c'était peu de chose d'expliquer le problème, de l'existence humaine dans l'état de santé et dans celui de maladie.
Source : Gallica

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