Résumé

Adolphe Faucon Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1876)

Il est des hommes dont l'éloge est terminé quand on a célébré leurs talents; pour moi, ma tâche n'est pas finie, car chez A. Paré les qualités du cœur s'alliaient aux dons du génie.
La vertu qui dominait chez ce chirurgien d'armée c'était son grand amour pour les « pauures blessés ». Ce serait une erreur de croire que l'aspect des champs de bataille endurcisse le cœur du médecin. Si la vue du sang, l'habitude d'entendre les cris de la douleur , le rendent impassible, et fortifient son sang-froid, ne criez pas à l'indifférence
Source : Gallica

Adolphe Faucon Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1876)

Laissez-moi vous le dire, Messieurs, le système à l'ombre duquel vit ou plutôt se meurt le service de santé de notre armée est un système déplorable.
La vérité commence à se faire jour. Le sentiment public, qui se laisse trop souvent entraîner et passionner pour la guerre, demande à l'heure qu'il est des comptes à ceux qui l'ont conduite comme à ceux qui l'ont déclarée. La statistique, cette incorruptible institutrice, nous apporte des documents que nous ne pouvons récuser ni méconnaître
Source : Gallica

Adolphe Faucon Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens… (1876)

La Crimée nous a coûté plus de 95,000 soldats, l'Italie près de 8,000 ! Saura-t-on jamais ce qui a coulé du plus pur de notre sang dans la funeste campagne de 1870-71 ?
Et dans cet amoncellement de victimes, quelle est la part qui incombe au fonctionnement vicieux de notre service sanitaire ?
Sachez-le bien, Messieurs, je ne viens pas ici incriminer les personnes ; comme tous les officiers de l'armée française, les membres de l'intendance font noblement leur devoir ; ils savent mourir , lorsque l'ordonne le salut de la patrie.
Source : Gallica

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