Résumé

Léon Le Fort Le Service de santé dans les nouvelles armées européennes…

L’élève qui a pu trouver dans sa famille les ressources suffisantes pour commencer et pour terminer ses études médicales préfère la médecine civile à la médecine militaire. En effet, si l’incorporation dans les rangs de la chirurgie d’armée supprime la lutte, le struggle for life, de la pratique civile, si elle permet au médecin militaire la douce quiétude que donne l’assurance d’avoir à toucher tous les mois une somme déterminée, elle ne lui laisse d’autre espérance que celle d’aller passer sa vieillesse dans quelque petite ville de province en dépensant sa solde de retraite.
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Léon Le Fort Le Service de santé dans les nouvelles armées européennes…

On sait en effet que tous les employés de l’état, que tous les fonctionnaires, que toutes les personnes exerçant une profession libérale sont rangées hiérarchiquement dans une des quatorze classes de la noblesse, — noblesse personnelle, et qui ne devient héréditaire que pour ceux qui sont arrivés à la quatrième classe. Ainsi le médecin en chef général a le grade de major-général et le rang civil de conseiller d’état, titre purement honorifique, qu’il ne faudrait pas confondre avec une fonction, car il n’est point membre d’un corps délibérant appelé conseil d’état.
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Léon Le Fort Le Service de santé dans les nouvelles armées européennes…

Réunir des ressources de toute espèce, acheter avec les offrandes pécuniaires les objets les plus utiles, les expédier sur le théâtre de la guerre, aider ainsi le service sanitaire de l’armée, tel est le rôle que peuvent remplir ces sociétés, mais tel n’est pas le but que désignaient à leurs adhérens les fondateurs du comité de Genève, tel n’est pas le but que poursuivent aujourd’hui en France les sociétés de secours aux blessés.
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