Résumé

Adrien Doyon Notes et souvenirs d'un chirurgien d'ambulance (1872)

En douze ou quatorze jours, la guérison des plaies fut complète, et elle eut lieu sans la moindre réaction inflammatoire. Des compresses imbibées d'eau fraîche eurent tout l'honneur de la cure.
Je ne dirai que peu de mots des hémorrhagies secondaires, ce sont les seules que j'ai eu l'occasion d'observer ; les hémorrhagies primitives ne se présentant du reste que rarement à l'examen du médecin. Chez un soldat, dont une balle avait brisé le fémur, il survint, vers le douzième jour, une hémorrhagie grave dont le point de départ paraissait être une des branches de la fémorale profonde.
Source : Gallica

Adrien Doyon Notes et souvenirs d'un chirurgien d'ambulance (1872)

C'est du reste à M. le docteur Lhemann que la Suisse est redevable de tous les appareils perfectionnés qu'elle a aujourd'hui à sa disposition ; c'est à son intelligente activité, à sa persévérance que sont dues toutes les créations et toutes les améliorations qu'on y a, par degré et sans relâche, introduites dans ces dernières années.
Une des choses qui nous frappa le plus pendant cette guerre, ce fut la difficulté où l'on était de faire évacuer les blessés et les malades, du moins de les transporter, dans de bonnes conditions, à de grandes distances.
Source : Gallica

Adrien Doyon Notes et souvenirs d'un chirurgien d'ambulance (1872)

Que de douloureuses pensées surgissaient à la vue des tristes débris où le pied se heurtait à chaque pas ; là, c'était des képis tachés de sang et dont le trou qui avait donné passage à la balle était encore
maculé de détritus de cervelle ; ici, des lambeaux de vêtements, des fragments d'armes de toute nature couverts de sang, un éclat d'obus qui avait dû traverser de part en part un soldat avant de s'enfouir tout sanglant dans la terre, où nous le retrouvâmes.
Source : Gallica

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