Ferdinand Quesnoy

Résumé

Ferdinand Quesnoy Campagne de 1870. Armée du Rhin… (1872)

Il ne faut pas croire que l'ambulance soit un
lieu où retentissent les plaintes et les gémissements; si la douleur y arrache quelquefois des cris, ils sont étouffés par la résignation, les malheureux se consolent réciproquement, c'est à qui se plaindra le moins ; on dirait qu'ils ont la coquetterie de souffrir sans se plaindre, comme on a la coquetterie d'une belle action; aussi s'attache-t-on de tout cœur à ces patients résignés, et je comprends que, dans ce temps où les sociétés de secours font appel à tous les dévouements, chacun s'empresse d'y répondre
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy Campagne de 1870. Armée du Rhin… (1872)

L'expérience nous apprend que les opérations immédiates sont les plus favorables ; celles qui sont pratiquées quelques jours après la blessure, quand la fièvre est allumée et le travail de suppuration commencé, sont rarement suivies de succès; on est conduit alors à attendre que l'inflammation soit éteinte, que les forces du blessé soient épuisées ; mais durant cette longue période sa vie est sans cesse menacée, et s'il succombe, on est presque en droit de mettre une victime de plus sur le compte de l'insuffisance de l'organisation des secours.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy Campagne de 1870. Armée du Rhin… (1872)

Notre situation fut fort critique pendant toute cette journée ; les obus, tombant sur etdans l'église, mutilaient ou tuaient les hommes confiés à nos soins; le combat soutenu à quelques pas de nous par notre arrière-garde, l'arrivée de l'ennemi qui tire sur nous et tue plusieurs de nos blessés ; l'incendie du clocher nécessitant une évacuation précipitée, le pillage de nos caisses de chirurgie, les musiques et les hurrahs du vainqueur, tout cela constituait la scène la plus tragique et la plus navrante que l'on puisse imaginer.
Source : Gallica

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