Un mois dans les lignes prussiennes… (1870)
“ Ainsi les Prussiens étaient prévenus par leurs espions de la sortie que devait faire Bazaine le lendemain. Dès le point du jour, la canonnade avait retenti du côté de Metz ; elle allait toujours croissant dans la journée; par instant même le bruit semblait se rapprocher tellement que nous espérions voir apparaître notre brave armée. On ne se figure pas l'émotion que l'on éprouve quand on assiste de loin à une bataille que l'on ne peut voir, mais dont on entend distinctement les bruits; parmi ces bruits, il n'en est pas de plus sinistre que celui que produit la mitrailleuse. ”
