Résumé

Histoire anecdotique de l'armée du Rhin… (1872)

Deux minutes après j'entends un cri : « Ver da » (qui vive) , une balle siffle à mes oreilles. Le bruit est suivi d'un cri de douleur; c'était un de mes cavaliers qui tombait. Nous continuons notre course, et nous arrivons à une croix de village, en pierre, à laquelle nous trouvons attachés une dizaine de chevaux, que gardaient deux uhlans.
C'étaient les vedettes d'une troupe
de cavalerie, qui incendiait et pillait un village français, à deux lieues à peine d'une armée de 80,000 hommes, dormant confiante dans ses bivouacs, ne songeant même pas à l'ennemi !
Source : Gallica

Histoire anecdotique de l'armée du Rhin… (1872)

Quant à nous, nous avons obéi, nous avons combattu et nous avons souffert : c'était notre devoir mais nous l'avons rempli ! C'est pour cela que nous voulons que la lumière se fasse ! C'est le droit de nos camarades qui dorment à Borny et à Gravelotte, c'est notre droit aussi à nous qui avons payé cette triste campagne de notre captivité et de la ruine de notre avenir 1 C'est le droit enfin de toute cette armée, officiers ou soldats, qui autant et plus que les autres a prodigué son dévouement, ses fatigues et son sang pour l'honneur et le salut
de la France !
Source : Gallica

Histoire anecdotique de l'armée du Rhin… (1872)

C'est à peine si l'on peut circuler dans les rues. Les boutiques en général, et celles des pâtissiers en particulier, regorgent de chalands. On nous y exploite à plaisir, mais l'argent n'est rien en ce moment. Qui sait où nous serons demain ! Puis, tout à coup les canons des forts font entendre leur grosse voix. On croit à une attaque ou à une sortie imprévue : En dix minutes la ruche bourdonnante est vide: on s'écrase sous les ponts-levis : qui à pied, qui à cheval; qui en charrette, galope vers son bivouac, et le trouve parfaitement tranquille.
Source : Gallica

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