Bombe à incendie

Définition et enjeux

Étienne de Blois,  Traité des bombardements (1848)

“ L'incendie qui se manifestait en plusieurs endroits, ajoutait encore à l'affreux intérêt de ce tableau. Alors on dirigeait sur ce point un grand nombre de mortiers, et la maison se consu- mait sous une voûte de bombes. L'ennemi contemplait avec joie les effets destructeurs et terribles de sa vengeance ; et à chaque fois que le feu éclatait en ville, nous l'entendions des palissades de la citadelle crier : vivat, Victoria, victoria !.
Les incendies ne furent pas aussi fréquents que l'on avait lieu de le craindre dans un bombardement aussi affreux. Il est vrai que la bombe met rarement le feu
”
Source : Gallica

Auguste Eschenauer,  Le bombardement de Strasbourg… (1870)

“ On peut encore, avec de la vigilance et du sang-froid, arrêter un incendie occasionné par les autres projectiles. Ici c'est impossible. La bombe incendiaire est bien nommée ; elle verse le feu, un feu fatal, un feu inextinguible. L'édifice sur lequel elle tombe, — et c'est toujours en nombre que l'ennemi en inondait son objectif très-nettement déterminé, — est voué à l'holocauste. ”
Source : Gallica

Gaston Héracle-Leroy,  Le bombardement d'Amiens en 1918 (1919)

“ Des industriels qui voulaient rentrer sont avisés qu'il vaut mieux n'en rien faire.
Les usines à gaz cessent définitivement de fonctionner.
Dimanche, 7 Avril
Bombardement par canons et, le soir, par avions. 150 obus, 50 bombes ou torpilles. Points de chute : place Gambetta, place St-Martin, rue Alphonse-Paillat, rue Pagès, rue de l'Union, rue Béranger, rue Colbert, rue Chabannes, Tir de Picardie, Champ d'aviation, Orphelinat du Petit- St-Jean. Dégâts matériels importants. Incendie par bombe à la succursale de la Ruche, rue des Vergeaux.
”
Source : Gallica

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