Résumé

L. Simonin Le canon Krupp et le bombardement de Paris…

Le bruit que produit L’explosion de l’obus est un bruit tout spécial : il ne saurait se comparer à celui de la détonation du canon étendu à peu de distance, c’est comme un son mat, sourd accompagné des répercussions de l’écho et des vibrations que les débris du projectile font entendre en frappant les murs ou le sol La nuit, toute cette musique a quelque chose de sinistre, et si l’on est dans la sphère d’activité du bombardement, c’est-à-dire dans la partie visée et atteinte, on ne dort guère.
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L. Simonin Le canon Krupp et le bombardement de Paris…

La foudre n’a pas plus de caprices, ne produit pas d’effets plus étranges que l’obus. À Auteuil, dans l’écurie de la compagnie des omnibus, un projectile pénètre par la porte en touchant légèrement le sommet d’une des voitures rangées dans la cour. Il éclate, et sur vingt-quatre chevaux il en tue huit et en blesse neuf. Un peu plus loin, un projectile entre par la fenêtre dans le poste sémaphorique et télégraphique de la route de Versailles, traversa trois salles, crève un plancher, et éclate sans blesser personne : on dirait que, comme la foudre, l’obus recherche l’électricité.
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L. Simonin Le canon Krupp et le bombardement de Paris…

Il n’est pas besoin d’insister sur les avantages que l’acier présente, non-seulement sur la fonte de fer, mais encore sur le bronze, dans la fabrication des bouches à feu. L’acier fondu permet, par une plus grande ténacité, de réduire les dimensions et par suite le poids des pièces ; par une étonnante dureté, il met l’âme de celles-ci à l’abri des déformations, et alors qu’une pièce de fonte lisse peut résister à peine à mille coups, une pièce de bronze à deux mille, une pièce d’acier rayée peut supporter un nombre de coups beaucoup plus considérable.
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