Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  L’Usine d’Essen et les canons Krupp

“ Dans l’annexe du Palais de l’Industrie se trouvait bien en relief et disposé avec un certain art un bloc de cet acier fondu. Pour qu’il frappât les yeux, M. Krupp l’avait mis pour ainsi dire en action. Chaque jour, au moyen de forts burins, un ouvrier y pratiquait des entailles profondes et devant un public curieux en détachait des copeaux. Il était aisé, même pour les hommes étrangers au métier, de voir que c’était là un métal très pur, sans pailles ni cassures, d’une homogénéité parfaite, ce qui ne se rencontre pas même dans l’acier de cémentation. ”
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  L’Usine d’Essen et les canons Krupp

“ Avec les anciens appareils, il eût fallu, pour les ébranler, une centaine d’hommes agissant sur une grande pince à barres transversales servant de levier, et à chaque effort c’eût été du bruit et des cris comme accompagnement obligé de la manœuvre. Avec le marteau-pilon, plus de ces cohues ; l’équipe n’est que de douze ouvriers, l’effort est à peine visible, le silence et le sang-froid font place à l’agitation. À l’ouverture du four, devant cette masse incandescente, la poignée d’hommes semble même en disproportion avec la tâche à remplir. ”
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud,  L’Usine d’Essen et les canons Krupp

“ Essen est alors la forge par excellence. Nulle part les bandages de roues de locomotives ne sont mieux traités, et, mis à l’épreuve, n’offrent plus de résistance à l’écrasement. Essen n’a pas moins réussi dans les roues pleines en acier fondu ; on les y coule d’un seul coup et d’une façon tellement sûre qu’il n’est besoin ni de les tourner, ni de les aléser. Telles qu’elles sortent du moule, elles sont prêtes à être employées, ce qui supprime toute soudure, tout lien, et diminue par conséquent les chances d’accident et de rupture. ”
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