Robert de Traz,
Dépaysements
(1923)
“ Un hasard m’ayant amené l’autre jour à Vienne, voici mon témoignage.Dès qu’on aborde l’Europe centrale, on constate d’emblée l’effarement ou l’inquiétude que provoque l’occupation de la Ruhr. Dans les conversations, dans les journaux, on se heurte à ceci que, pour presque tout le monde, les responsabilités de la guerre, les dévastations commises par l’Allemagne et l’engagement qu’elle a pris de les réparer, sont des choses périmées, situées sur un autre versant de l’histoire et qui n’appartiennent pas au chapitre que nous vivons. ”
