Résumé

Louis Imbert Le règlement des réparations (1919-1935… (1935)

Il est prodigieusement immoral que la France, champ de bataille du monde en guerre, saccagée par les Allemands et par les Alliés, soit appelée à supporter la plus grosse part des sacrifices faits pour la cause commune. Et pourtant, c'est la solution vers laquelle on s'achemine, ainsi que le prouve l'évolution de la politique de liquidation des charges financières de la guerre. Il y aura encore, en France, des sursauts d'indignation. Mais la Justice ne mène pas le monde. Le besoin de paix internationale et sociale est encore plus puissant que le besoin de justice.
Source : Gallica

Louis Imbert Le règlement des réparations (1919-1935… (1935)

Le revenu de l'Allemagne, c'est sa production annuelle. Pas plus que le capital, le revenu d'un pays ne consiste en monnaie. Son expression monétaire n'est qu'une évaluation. Le vrai revenu, ce sont les biens et les services que les marks et les francs se bornent à chiffrer. La seule chose que l'Allemagne puisse nous livrer à titre d'indemnité, ce sont donc ces mêmes denrées, machines, services, etc..., soit qu'elle nous les livre directement, soit qu'elle nous en remette simplement la valeur.
Source : Gallica

Louis Imbert Le règlement des réparations (1919-1935… (1935)

La mobilisation d'une dette interétatique, c'est-à-dire l'émission sur les différents marchés financiers du monde des titres de la dette, opère une novation par changement de créanciers. L'Etat débiteur ne se trouve plus engagé vis-à-vis d'autres Etats, mais de simples particuliers. Il ne peut plus attendre une remise partielle ou totale de sa dette contre des avantages de nature politique qu'il aurait pu consentir. S'il suspend le service des intérêts ou de l'amortissement, il paraîtra faire banqueroute. Son crédit sera ruiné pour l'avenir ; perspective qu'il a tout intérêt à éviter.
Source : Gallica

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