Résumé

Henri Truchy Les finances de guerre de la France… (1926)

Sauf le cas où la souscription à l'emprunt a pour conséquence l'aliénation, au profit d'un étranger, d'un élément de la fortune nationale l'emprunt n'est pas une diminution du capital existant ; il ne peut jamais provenir, en dernière analyse, que d'épargnes faites sur le revenu. Il n'en faudrait pas d'ailleurs conclure que les emprunts de guerre n'ont pas été une cause d'appauvrissement pour les pays qui ont dû les faire. Employer l'épargne nationale à créer des moyens de destruction, c'est, au point de vue économique, une calamité certaine.
Source : Gallica

Henri Truchy Les finances de guerre de la France… (1926)

Il est de démoraliser le contribuable et d'ériger en maxime de conduite à l'égard du fisc la formule « trompe qui peut ». Le contribuable qui voit des gens plus riches que lui soustraits, en droit ou en fait, à l'impôt, se sent délié du devoir de loyauté fiscale envers l'Etat. L'impôt direct à caractère personnel, tel qu'il existe maintenant en France, suppose chez les législateurs et les gouvernements une dose raisonnable de moralité et de courage politique ; sa productivité ne s'accomode guère du désir excessif de plaire à l'électeur ou de ménager la classe sociale dont on est.
Source : Gallica

Henri Truchy Les finances de guerre de la France… (1926)

Les bénéfices de guerre sont de la nature de la rente au sens où les économistes prennent ce mot ; ils sont fils de la conjoncture. En outre, formés grâce à des circonstances qui sont calamiteuses pour l'ensemble de la nation, nés parmi les deuils, les souffrances, l'appauvrissement, la ruine de beaucoup, ces gains qui vont à quelques-uns sont d'une extrême et ostentatoire immoralité. L'Angleterre a, la première parmi les belligérants, frappé les bénéfices de guerre au moyen de l'Excess profit Duty ; tous les belligérants et quelques pays neutres ont institué ce genre d'impôt.
Source : Gallica

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