Résumé

Portrait de Raphaël-Georges Lévy Raphaël-Georges Lévy Les Finances françaises au début de 1915

Il faut, comme l’a dit excellemment M. Ribot dans son exposé soumis aux Chambres, mettre fin à cette sorte de paralysie qui frappe d’impuissance temporaire le grand organisme du crédit commercial, l’ensemble merveilleux de tous les moyens imaginés, perfectionnés au cours des siècles, sans lesquels le commerce et l’industrie n’auraient jamais pris le développement que l’on sait. Le producteur et le négociant ont besoin non seulement des fonds qu’ils peuvent avoir en dépôt dans les banques, mais de crédit pour l’achat des matières premières, pour les salaires des ouvriers, pour les transports.
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Cet ensemble de conditions pesait sur nos finances, qui, en dépit de la prospérité du pays, ne présentaient pas l’aspect florissant qu’elles auraient dû avoir, si la gestion de la fortune publique eût été comparable à celle des patrimoines particuliers. La croissance ininterrompue des dépenses, due en première ligne à l’extension extravagante des attributions de l’Etat et, par suite, à la multiplication du nombre des fonctionnaires, n’a jamais été aussi rapide qu’au cours des premières années du XXe siècle.
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Pour payer chaque année au Trésor les milliards qu’il réclame, les Français ont besoin de travailler ; leur esprit d’entreprise doit être stimulé, ou tout au moins ne pas être contrarié. Or, l’un des plus graves défauts d’une certaine législation, c’est de décourager le contribuable, en lui faisant craindre l’intervention excessive et abusive du fisc dans ses affaires, le prélèvement d’une portion exagérée de ses bénéfices, les tracasseries administratives, la violation du secret de ses affaires et de sa vie.
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