Raphaël-Georges Lévy

Raphaël-Georges Lévy

Résumé

Portrait de Raphaël-Georges Lévy Raphaël-Georges Lévy Les Ressources des belligérants

De juillet 1914 à avril 1915, la circulation a augmenté de 4 800 millions, c’est-à-dire, à 300 millions près, de la somme dont s’est accrue la dette de l’Etat, qui a passé de 200 à 5 300 millions. Les comptes courans des particuliers ont grossi de 1 400 millions, tandis que celui du Trésor diminuait de 300 millions. Ce double mouvement s’explique aisément : l’État dépensé chaque jour davantage, tandis que les individus et les sociétés privées cherchent à augmenter leurs réserves et les confient au dépositaire qui leur offre le maximum de sécurité.
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L’indemnité de guerre qui sera exigée fera passer un certain nombre de milliards d’un camp dans l’autre, et, de ce chef, causera déjà un dommage notable au débiteur.
Il est évident que les pays victorieux amortiront une partie de leurs dépenses au moyen du tribut qui leur sera payé, que leur propre budget se trouvera allégé dans la même proportion, qu’ils auront d’autant moins d’impôts nouveaux à établir, que par conséquent leur essor économique reprendra une allure d’autant plus rapide.
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Les dépenses effectuées ou engagées par les divers gouvernemens ne constituent pas en effet la totalité du coût de la guerre. A côté d’elles doivent être considérées la destruction des propriétés mobilières et immobilières et l’anéantissement d’innombrables vies, sacrifiées chaque jour sur les champs de bataille. Ce capital humain, précieux entre tous, représente un des élémens les plus douloureux et les plus difficiles à traduire en chiffres de l’addition formidable des pertes subies par les belligérans.
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