Paul Leroy-Beaulieu,
La Dette publique de la France
“ C’est depuis la fin du dernier siècle, surtout depuis Pitt, que l’on imagina de créer des titres à un taux d’intérêt fictif et de déguiser ainsi par une ruse grossière les conditions réelles du crédit national. Tous les écrivains financiers ont blâmé cette méthode et en ont fait ressortir les immenses inconvéniens pour l’état qui s’y abandonne : le remboursement et l’extinction de la dette deviennent singulièrement difficiles dans un système où l’état, imitant les fils de famille prodigues, souscrit des billets pour une somme plus forte que celle dont il a profité. ”
