Émile Gaudchaux-Picard

Résumé

Émile Gaudchaux-Picard La conversion du cinq pour cent… (1882)

Peu importe que l'amortissement soit ou non du goût de telle ou telle école économique, ou de tels ou tels financiers, de tels ou tels spéculateurs ; peu importe même qu'à tort ou à raison, il soit du goût de certains porteurs de notre dette ; un intérêt supérieur, celui du pays, commande : il faut lui obéir, il faut amortir.
Les dépenses faites depuis nos malheurs, nos sacrifices matériels de toute nature, n'ont pas été du goût de tout le monde ; le service militaire obligatoire pour tous n'a pas excité l'enthousiasme de toutes les classes de la population.
Source : Gallica

Émile Gaudchaux-Picard La conversion du cinq pour cent… (1882)

Est-ce que ces millions, affluant sans cesse sur le marché, en quête d'un placement, ne feront pas baisser le taux de l'intérêt, diminuer le prix du capital, n'allègeront pas aussi le prix de notre production et de notre consommation ?
Ces effets économiques si désirables ne permettront-ils pas de répandre davantage l'instruction, l'aisance parmi nos travailleurs ; de prélever moins par l'impôt sur les salaires, sur les transports, sur les mille transactions qui grèvent la production journalière et l'économie annuelle ?
Source : Gallica

Émile Gaudchaux-Picard La conversion du cinq pour cent… (1882)

Si les métaux baissent de valeur, si la richesse se développe, si les annuités dues par le Trésor décroissent tous les ans sur les comptes actuels du budget; si quelques chemins de fer commencent même à rembourser l'État de ses avances, il faut bien reconnaître aussi que les dépenses de l'État augmentent forcément tous les ans, et que tout naturellement elles devront, dans l'avenir, s'élever en proportion de la baisse des métaux précieux, du développement de la richesse publique
Source : Gallica

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