Jacques-Charles Bailleul

Résumé

Jacques-Charles Bailleul Rentes dites cinq pour cent sur l'État… (1836)

L'on s'éloignera d'autant plus de toutes ces idées de conversion, de remboursement, que l'on comprendra mieux que les fonds publics sont un élément nécessaire dans notre état social actuel, soit comme ressource, soit, comme moyen de circulation; que la rente est une partie importante de la richesse publique, qu'elle fait corps avec toutes les autres propriétés; que le capital est, comme toutes les accumulations de richesses, le fruit de l'économie et du travail en même temps qu'il provoque l'économie et soutient le travail.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Rentes dites cinq pour cent sur l'État… (1836)

Les fonds publics doivent former dans l'Etat une grande institution, dirigée par les hommes les plus habiles, à raison de l'influence que leur cours exerce sur toutes les valeurs....
Les règles principales qui doivent présider à leur gestion sont de n'emprunter que pour des cas extraordinaires, imprévus et impérieux, aux conditions les plus avantageuses. Quand la rente est à un prix élevé et que son crédit est solidement établi, c'est là qu'en cas d'emprunt nouveau, se trouvent les véritables bénéfices auxquels doit et peut prétendre un gouvernement sage et prévoyant.
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul Rentes dites cinq pour cent sur l'État… (1836)

Il y a quelque chose de bien plus fort : elles n'ont pas même fait attention à cette loi dont on veut se prévaloir contre les rentiers. Quant à quelques individus qui se sont crus plus habiles, ils n'y ont vu qu'un ministre fort avisé qui, voulant faire valoir son trois pour cent et son milliard en faveur des émigrés, avait dépouillé la rente dite cinq pour cent de tout amortissement, pour enrichir sans partage, de l'énorme somme de quatre-vingts millions, son trois pour cent, dont on vit en effet la valeur vénale monter à vue d'oeil à chaque bourse.
Source : Gallica

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