Jacques-Charles Bailleul

Élements biographiques

Jacques-Charles Bailleul,  Histoire de Napoléon, études sur les causes de sa chute (1835)

“ Il faut être juste envers tout le monde, même envers les hommes supérieurs. Cette vue de Napoléon était incontestablement juste, eu égard à sa position ; le point le plus essentiel au bien-être d'une nation, à la stabilité de son gouvernement et de ses institutions, est l'indépendance du pouvoir. Il ne faut pas que le pouvoir soit arbitraire, mais il faut qu'il soit inaltérable : c'est encore la condition de la véritable liberté, de la liberté pour tous; ce n'est qu'à l'ombre d'un pouvoir inaltérable qu'elle peut exister. ”
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul,  Situation de la France considérée sous les rapports politiques… (1819)

“ Le ministère s'est vu tout à coup dans une opposition absolue avec tout ce qui pense, tout ce qui a quelque dignité, quelque amour de la liberté, en un mot, avec toute la nation : dès lors, que de fausses mesures de la part de l'autorité, que de pitoyables intrigues, que de mensonges, que d'erreurs, que de déceptions, que d'impudence ! Ne sont-ce pas là tous les symptômes du despotisme?
Cette guerre déclarée au bon sens, à la vérité, à la nation et à ses lois fondamentales, se fait sentir bien plus vivement encore dans les journaux.
”
Source : Gallica

Jacques-Charles Bailleul,  Supplément au "Dictionnaire critique du langage politique… (1842)

“ Il jeta de l'argent aux uns, des dignités des honneurs aux autres; il offrit à tout ce qui avait des prétentions, de la sécurité, des espérances, et tout se soumit. Alors la nation, ces trente-quatre millions d'humains, que le prétendu gouvernement représentatif, ce gouvernement de désordres, de luttes, de passions, d'émeutes, compte pour rien, la nation respira, elle se trouva à l'aise au milieu de ce calme digne et puissant, de cette confiance dans le pouvoir dont, depuis la révolution, elle avait perdu le souvenir et l'idée. ”
Source : Gallica

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